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Choisir des bulbes au niveau olympique

Deux semaines sans avoir eu le temps d’écrire un blog d’actualité, c’est quelque chose, cette saison est un peu plus agitée. Comme nous avons planté les narcisses seulement vers la mi-décembre à cause de l’humidité persistante cet automne, ce que la narcisse n’apprécie pas vraiment, elles ont toutes décidé, en guise de « merci », de rester bien vertes longtemps dans le champ. Elles ont dû se dire : « Toi tu commences tard… nous aussi on doit commencer tard. » Sympa, dans cette saison déjà un peu chaotique, devoir commencer avec plus d’une semaine de retard. Tout devait aller vite, vite, vite, mais la seule bulbe rapide cet été, c’est Femke.

Ah, voilà un casse-tête que j’apprécie tout particulièrement pour Pien et Alina, nos traductrices anglaise et allemande. Je suis curieux de voir comment elles vont corriger ça 😊  Heureusement, cette année encore, mon Dream Team m’aide. Nous avons Pracht, notre responsable de salle. Rapide comme l’éclair avec ses mains et sa bouche. Le petit inconvénient, c’est qu’après quatre heures, elle fait parfois des bruits bizarres. Et bien sûr, le maître ouvrier Bregt est de nouveau de la partie cette année (avec son t-shirt Fluwel). Bregt travaille dur et fait de l’athlétisme quatre fois par semaine après le travail pour dépenser encore plus d’énergie. Dans quatre ans, il m’a promis qu’on le verrait à la télé à Los Angeles. Un nom à retenir : Bregt Hopman, finale olympique du 400 mètres. Un succès déjà assuré, j’y crois. Et puis il y a bien sûr Roos et Sigge, qui me sauvent vraiment la mise, des travailleurs infatigables. Des acharnés taillés dans du bois dur qui travaillent comme des chevaux en France. Le petit inconvénient, c’est qu’environ trois, peut-être quatre fois par jour, Sigge senior vient les voir au travail avec de belles paroles. Ils sont tellement bons qu’ils peuvent choisir des bulbes les yeux fermés. Ou peut-être rêvent-ils vraiment, ils s’appellent après tout Dream Team. Pendant que nous nous battons avec plus d’un millier de variétés de narcisses, des millions de bulbes sont emballés dans le hangar Fluwel pour nos clients américains.  La bonne nouvelle, c’est que vendredi dernier, la première série de conteneurs a pu être expédiée. Robin Koning alias, vous pouvez le lire sur son chariot élévateur, « The King » les remplit à toute vitesse.  C’est toujours agréable quand les premiers « blikkies » quittent l’entrepôt, ça fait un peu de place dans le hangar. Oui, c’est comme ça que les chauffeurs appellent les conteneurs : des blikkies. « Combien de blikkies tu conduis jusqu’à la Maasvlakte ? » s’entendent-ils demander dans la cantine.  Mais retournons au hangar, aider un peu mon Dream Team. Et, c’est déjà vendredi… repas chez Linda ou Mirea au Land van Fluwel. Peu importe à quel point c’est chargé, le vendredi midi, on mange toujours bien avec le Dream Team. À la semaine prochaine.

Cordialement,

Carlos van der Veek